Tendances du marché de l’énergie – Février 2026

Publié le 6 février 2026 à 08:00

Gaz naturel et électricité : quels repères pour les entreprises en ce début d’année ? ⚡🔥

Le mois de février 2026 s’ouvre sur un marché de l’énergie plus stabilisé qu’au plus fort de la crise, mais toujours marqué par une forte sensibilité aux facteurs climatiques, géopolitiques et réglementaires.
Gaz naturel et électricité évoluent dans un environnement où la volatilité demeure un paramètre clé pour les entreprises.

Gaz naturel : un équilibre fragile entre baisse structurelle de la demande et tensions ponctuelles

Sur les marchés européens, le gaz naturel reste exposé à des mouvements de prix rapides, liés notamment :

  • aux conditions météorologiques hivernales,

  • au niveau des stocks,

  • aux flux internationaux de gaz naturel liquéfié (GNL).

Les plateformes de marché et les analyses sectorielles confirment que les tensions sur les stocks européens constituent un facteur de vigilance en ce début d’année.

 

Une consommation française en recul durable 📉

Selon les données publiées par les gestionnaires de réseaux et les autorités de régulation, la consommation de gaz en France poursuit sa tendance baissière durable.
Cette évolution s’explique principalement par :

  • la diminution de la demande industrielle, liée à la concurrence internationale et aux efforts d’efficacité énergétique ;

  • la réduction progressive du parc de sites raccordés au gaz ;

  • des comportements de sobriété renforcés et des conditions climatiques plus clémentes sur l’année écoulée.

À l’inverse, le gaz conserve un rôle central dans le système énergétique européen en tant qu’énergie d’appoint pour la production d’électricité, notamment lorsque :

  • la production hydraulique est moins disponible,

  • les échanges transfrontaliers augmentent.

Par ailleurs, les importations de GNL demeurent un pilier central de l’approvisionnement européen, en particulier depuis les États-Unis, tandis que la production de gaz renouvelable (biométhane) continue de se développer sur le territoire français.

Enjeu pour les entreprises :
Malgré une demande nationale en baisse, le marché du gaz demeure sensible aux aléas externes.
La sécurisation des contrats et le choix des indexations restent stratégiques.

Électricité : une situation plus détendue, portée par l’offre, mais sous contrainte réglementaire

Du côté de l’électricité, les marchés de gros montrent une évolution plus modérée que celle du gaz.
Les opérateurs constatent :

  • une demande globalement contenue,

  • une amélioration progressive de l’offre,

ce qui contribue à limiter les tensions excessives sur les prix.

 

Une production nucléaire renforcée en 2026 ☢️

EDF confirme pour 2026 un niveau de production nucléaire en amélioration, intégrant désormais l’EPR de Flamanville dans le périmètre du parc opérationnel.
Cette meilleure disponibilité constitue un facteur clé de stabilité pour le marché français et européen.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de transformation profonde du cadre de régulation, marqué par :

  • la fin du dispositif ARENH à compter de 2026 ;

  • la mise en place de nouveaux mécanismes de contractualisation de long terme destinés à sécuriser les revenus du nucléaire et à lisser les coûts pour les consommateurs.

    Quelles perspectives pour les consommateurs ? 💡

    Selon les analyses de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), aucune flambée immédiate des tarifs réglementés n’est anticipée en ce début d’année.
    Toutefois, les coûts d’acheminement et la fiscalité demeurent des composantes importantes de la facture finale, ce qui appelle à la vigilance sur le moyen terme.

 

Transition énergétique : l’Europe accentue la pression sur la France 🌱🇪🇺

Sur le plan politique, la Commission européenne renforce ses exigences à l’égard des États membres concernant le développement des énergies renouvelables.
La France est notamment appelée à :

  • accélérer la simplification des procédures d’autorisation,

  • faciliter le déploiement des projets solaires et éoliens,

conformément aux directives européennes adoptées dans le cadre du Green Deal.

Cette pression intervient alors que les capacités renouvelables installées restent en deçà des trajectoires prévues.
Dans un contexte de révision des perspectives de consommation électrique, le secteur s’interroge sur le maintien du rythme de la transition énergétique, pourtant essentiel à la sécurité d’approvisionnement et à la stabilité des prix à long terme.

 

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